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Généralités |
Au fil des siècles, les femmes turques ont mis au point une cuisine riche et inventive. De plus, les Turcs étant, à l'origine, des nomades, ils durent adapter leurs recettes aux circonstances et aux lieux. Au fil du temps, la cuisine s'est vue influencée par celle des pays conquis par l'empire Ottoman (les Balkans, la Palestine, la Syrie, l'Egypte, Chypre et les pays du Maghreb). Il ne faut pas oublier d'ajouter les apports régionaux, chaque province anatolienne ayant su profiter de la richesse et de la diversité des produits locaux pour perfectionner une cuisine de terroir. Par exemple, les plats des régions de la Mer Noire sont à base de maïs, les pluies étant incessantes, la production de blé est inexistante. La région du Sud-Est est réputée pour ses brochettes, l'élevage y étant important. Véritable dépôt d'huile d'olive, la région égéenne est connue pour ses herbes et légumes cuits à l'huile. En Thrace ce sont les spécialités de börek (sorte de friands). Au fur et à mesure, les Ottomans intégreront de nouveaux produits, comme le café, et bien d'autres encore... La gastronomie ottomane s'élabore progressivement et la cuisine turque actuelle profite de ce long héritage. Elle compte, aujourd'hui, parmi l'une des plus riche et des plus raffinée du monde. Basée avant tout sur la fraîcheur des produits, elle est saine, savoureuse et surtout très variée, avec des spécialités que l'on retrouve en Grèce, au Liban et en Iran. La cuisine d'Istanbul est l'union de ce merveilleux amalgame de goûts. |
Spécialités |
Le yaourt |
Il faut rappeler que dès 1071, le dictionnaire arabo-turc de Mahmoud al Kachgari, publié au Sin-Kiang, en fait une mention écrite. Le yaourt/yoghourt est venu des steppes asiatiques, en suivant la progression des cavaliers mongols comme celle des troupes turques, ce qui explique sa présence dans tout les Balkans. C'est au contact des Turcs que les Vénitiens l'ont fait connaître aux Occidentaux.
En 1542, il fait même une brève apparition à la cour de France quand le roi François Ier, souffrant d'une maladie intestinale, apprend l'existence d'un lait de brebis fermenté dont on dit merveille à la cour du sultan Soliman le Magnifique, son allié diplomatique.
Une légende anatolienne très répandue raconte qu'il y a très longtemps, par un matin de printemps, jour de la fête religieuse...et un peu païenne aussi, Hidirellez (célébrée le 6 mai), une jeune fille se promenant dans la campagne, cueillit de la rosée dans ses mains. A cet instant, une voix lui dit de la verser dans le lait tiède de la brebis qu'elle venait de traire. C'est ainsi que le premier yaourt fut fabriqué et il paraît qu'on le fait encore ainsi dans les villages anatoliens. Pour les Turcs, le yaourt est de toute façon un ingrédient incontournable de la gastronomie. Les yaourts aux fruits sont assez peu appréciés des autochtones pour la bonne raison que le yaourt ici accompagne traditionnellement des plats salés.
Si vos pérégrinations vous amènent à faire la croisière sur le Bosphore,* n'hésitez pas à faire un arrêt à Kanlica, sur la rive asiatique. Ce village est réputé pour ses yaourts. Ici, on les mange sucrés ou au miel (bal). On vient de loin pour les déguster et les serveurs du bateau ne manqueront pas de vous en proposer après l'escale. Près de l'embarcadère, plusieurs cafés en servent sur la petite place.
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