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Les marchés en forme de cavernes d'Ali Baba offrent un spectacle permanent sous des voûtes éclairées de mille ampoules. Les senteurs d'épices, les couleurs à profusion sont ennivrantes. Comme cet écrivain français, grand voyageur, amoureux de la Turquie et de la belle Aziyadé, laissez-vous envoûter par la magie de l'Orient en marchant sur ses pas : Grand Bazar, le Bazar égyptien, Eyüp et la colline de Pierre Loti. Le sultan Mehmet II peut être considéré comme le véritable fondateur du Grand Bazar d'Istanbul. En 146 Ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 9 h 00 à 19 h 00 Le Bazar égyptien, marché au Epices, achevé ![]() L'odeur des épices fait tourner la tête. Dans ce lieu parfumé et coloré, typiquement oriental, vous trouverez également des marchands de vannerie et d'objets en cuivre, un choix de loukoums très varié. ![]() Son état actuel date de la reconstruction effectuée en 1943. A l'origine, les marchands, Génois et Vénitiens, y tenaient un marché aux épices mais aussi aux parfums, aux plantes médicinales. Ils étaient assis sur des bancs, au bord des allées, devant de minuscules échoppes où ils préparaient les remèdes. Au-dessus de chacune d'entre elles étaient suspendu l'emblème indiquant sa spécialité de guérisseur.
Les rues alentours contiennent bien d'autres boutiques d'épices, très animées. De l'autre côté du bazar, on découvre un marché, aux plantes, poissons et oiseaux. Ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 9 h 00 à 19 h 00
Au sommet de la colline d'Eyüp se trouve le café Pierre Loti (Piyerloti), au coeur d'un grand complexe touristique. L'écrivain, amoureux d'Istanbul, venait ici profiter de la vue magique sur la Corne d'Or. Depuis la mosquée d'Eyüp, on l'atteint en 15 mn par un sentier qui monte au milieu des sépultures chaotiquement étagées en terrasses. On peut y accéder également par un téléphérique. ![]() ![]() L'impressionnante silhouette de la mosquée d'Eyüp domine le fond de la Corne d'Or. En 1458, après la prise de Constantinople, le sultan Mehmet Fatih |
Quelques explications |
Les Seldjoukides (peuple nomade vivant sous les tentes) s'attachèrent à développer les voies de négoce international qu'ils sécurisèrent avec un réseau de caravansérails. Ces "relais" offraient aux voyageurs une gamme complète de services : hôtellerie, écuries, vétérinaire, fourrage, hammam, médecin, mosquée et bibliothèque. Les caravansérails (ou "han") disposés en cercle autour du Grand Bazar, servaient à centraliser les marchandises venant des quatre coins de l'Empire. Les plus anciens d'entre eux datent du XVIIème siècle. Ces constructions, un peu délabrées, sont formées d'une ou plusieurs cours ouvertes que borde un niveau de galeries. A l'étage, les chambres accueillaient les marchands. Aujourd'hui, encombrées de ballots de textile et bourdonnant du cliquetis des métiers à tisser, elles servent de réserves, ou, abritent des ateliers de confection. |
ART - L'art seldjoukide |
Au lendemain des croisades et de la victoire sur Manuel Ier Commène (1176), les Seldjoukides de Roum (terme venant de Roumi, ou Romains, qui désignent les byzantins) déploient une intense activité architecturale autour de leur capitale de Konya. Celle-ci durera environ cinquante ans, et connaîtra son apogée sous le règne du sultan KEYKUBAT Ier (1221 - 1237), protecteur du célèbre Mevlana Celaleddin Rumi, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. Les Seldjoukides méprisent l'art de construire. Pour bâtir leurs mosquées ou leurs caravansérails, ils font appel à des architectes persans, syriens ou arméniens, experts en la matière. Ainsi s'explique le syncrétisme architectural caractérisant les sanctuaires seldjoukides. Certaines mosquées découlent du plan hypostyle de la Grande Mosquée de Damas. Le contact avec l'Arménie les conduit à adopter, après 1220, la forme basilicale à coupoles et vaisseaux multiples. A l'image des monuments qu'ils ont connus en Perse, les Seldjoukides de Roum accordent un intérêt particulier aux tympans des grands porches d'entrée des mosquées ou des caravansérails qu'ils décorent de muqarna ou stalactites. Dessinant un triangle dans le porche d'entrée, ces jeux de saillants et de rentrants, en alvéoles ou nid d'abeilles, accrochent la lumière et permettent de relier sans rupture les surfaces planes et concaves. |
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